Comment le chatbot facilite-t-il
le sourcing de candidats ?

 

 

 


« Chat » comme discussion en ligne et « Bot » comme robot. Le chatbot est tout simplement un logiciel programmé qui simule une conversation en langage naturel. Cette forme d’Intelligence Artificielle (IA) offre un précieux gain de temps aux recruteurs ainsi qu’aux candidats dans leur recherche d’emploi.

 

 

 


Des assistants virtuels en plein essor…

 

 

 

 

Les ressources humaines n’échappent pas à la tendance de l’intelligence artificielle. Les chatbots qui investissent progressivement le domaine pour améliorer l’expérience candidat, faciliter le travail du recruteur et parfaire l’image de l’entreprise, vue comme innovante. Le chatbot offre un contact plus naturel et interactif qu’un formulaire sur une page web ou en format papier. Ils se sont démocratisés il y a presque deux ans maintenant, quand Facebook a mis en place son “magasin de bots” sur Messenger.

 

 

 


Il existe plusieurs formes de chatbot…

 

 

 


- Le chatbot textuel : il simule une conversation par message comme sur les sites de e-commerce ou encore Messenger ;

 


- Le chatbot humanoïde : il prend des traits humains, qu’il soit virtuel, comme un personnage sur écran, ou réel, comme un robot ;

 


- Le chatbot « FAQ » : il répond aux questions que l’on lui pose à l’aide d’une base de connaissances ; et

 


- Le chatbot « conversation » : il mémorise les interactions afin d’y faire référence sur le long terme.

 

 

 

 

Le chatbot fonctionne grâce à l’intelligence artificielle, que l’on appelle NLU (« Natural Language Understanding ») et NPL (« Natural Language Processing »). Il ne remplacera pas l’intelligence humaine, car le chatbot ne pourra pas répondre à notre place. Il est donc nécessaire d’anticiper les potentielles questions du grand public.

 

 

 

 

 

C’est à nous de le nourrir de questions et de réponses pertinentes. Les candidats trouveront directement des réponses, seront mieux informés et seront probablement plus tentés de soumettre leur candidature. Lors du process, le candidat se fera une impression sur l’entreprise qui peut être décisive c’est pourquoi, le but d’un assistant virtuel est avant tout de faciliter la vie du candidat et lui apporter une expérience unique.

 

 

 

source : photo by Alex Knight on Unsplash

 

 

 


Quand l’IA devient un levier pour le sourceur…

 

 

 

 

Le sourceur n’est pas une personne qui publie une annonce et qui attend patiemment que les candidats postulent. Il va prendre la route active et proactive afin d’aller chercher les meilleurs candidats.

 

 

 

 

Le sourcing, l’étape la plus longue dans le processus de recrutement…

 

 

 

 

C’est justement là que le chatbot révèle tout son potentiel Il va permettre d’apporter un premier niveau d’information pertinent et complémentaire, afin d’aiguiller les candidats qui s’intéressent à nos offres d’emplois. En fonction des réponses, il peut alors enclencher la prochaine étape du recrutement en demandant par exemple, l’envoi d’un CV. Sa capacité à gérer un grand volume de conversations est également un atout majeur pour cet outil de recrutement. Le chatbot apporte une meilleure pré-qualification des candidats et un gain de temps indéniable pour l’équipe de recrutement. Grâce au chatbot, les candidats obtiennent facilement et à toute heure des réponses à environ 80% de leurs interrogations sur l’entreprise ou le poste convoité.

 

 

 

 

Grâce à cette forme d’intelligence artificielle, la relation construite avec le candidat sera différente. C’est ce que tente de nous expliquer Catherine Pélachaud, chercheuse au CNRS, spécialisée sur les agents virtuels et conversationnels. Les gens auraient tendance à se dévoiler plus, à confier des informations qu’ils ne donneraient pas aussi facilement à un recruteur en face à face. Selon Catherine, les gens savent qu’ils ont à faire à des robots et que ces derniers ne les jugeront pas.

 

 

 

 


Le chatbot, un outil innovant…

 

 

 

 

Le chatbot permet de se démarquer des autres employeurs. Il incarne l’innovation, il rajeunit l’image de l’entreprise et séduit les candidats grâce à sa culture fun. Il vous offre un contact plus naturel et interactif qu’un formulaire sur une page web. Les chatbots répondent vraiment aux nouveaux usages des candidats. En effet, ils sont plus mobiles et plus digitaux. Ils sont présents sur les réseaux sociaux et offrent une réponse immédiate et personnalisée. Le chatbot est bel et bien un nouveau canal de discussion pour toucher directement les candidats, cela permet de leur pousser du contenu intéressant qui valorise la marque mais aussi, d’améliorer l’expérience candidat. Un point essentiel puisque c’est l’image que les candidats se font de l’entreprise dès les premiers échanges qui pèse dans leur décision de candidater ou non.

 

 

 

 

source : photo by Ilya Pavlov on Unsplash

 

 

 

 


Un climat de confiance…

 

 

 

 

 

De plus, l’un des points positifs qui est assimilé à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement est la capacité d’être dépourvue d’émotion et d’idées reçues. Cela permet ainsi au chatbot d’être plus juste au moment du recrutement. En effet, les discriminations à l’embauche persistent, aussi bien en France qu’aux Etats-Unis, et sont inconsciemment attribuées à des préjugés des recruteurs.

 

 

 

 

Aujourd'hui, grâce à la montée en puissance des capacités de calcul et les progrès de l'intelligence artificielle, les chatbots cultivent des schémas complexes d'analyse du langage, prennent en compte le contexte et s'améliorent au fur et à mesure de leur utilisation. Ils peuvent également profiter de la reconnaissance vocale pour répondre à des questions ou déclencher des actions, comme Siri, Google Assistant ou Cortana. C’est un outil avantageux pour une première approche avec une entreprise avant le face-à-face car rien ne remplace une interaction humaine.

 

 

 


La déshumanisation du recrutement ?

 

 

 

 

Le recrutement est une conversation. Le but du chatbot n’étant pas de déshumaniser l’expérience de recrutement mais de la simplifier, de lui passer la main : c’est ce que l’on appelle la cobotique, c’est-à-dire la collaboration homme-robot.

 

 

 


Par la suite, pourquoi ne pas imaginer un chatbot individualisé pour le candidat. Il l’accompagnerait pendant son intégration au sein de l’entreprise, et plus. Ce robot servirait d’interlocuteur direct au salarié tout au long de son parcours. Il pourrait répondre à l’ensemble de ses interrogations liées aux ressources humaines favorisant sa formation et sa mobilité au sein de l’entreprise.